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Cette version révisée intègre les dernières évolutions en matière de premiers secours et les met directement à disposition de la pratique, sous une forme claire, compacte et facile à consulter.

  • Nouveau : intégration des recommandations de réanimation 2025
  • Désormais également disponible en anglais
  • Bientôt en version numérique : notre nouvelle application SMEDRIX est actuellement en développement et devrait être disponible sur les App Stores d’ici fin 2026

SMEDRIX Basic 4.0 : le compagnon pratique pour la formation, l’entraînement et les situations d’urgence.
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Déclaration de l’IAS concernant la révision des cours de premiers secours permis de conduire

L’Interassociation de Sauvetage (IAS) salue le fait que l’Office fédéral des routes (OFROU), en collaboration avec l’Association des services des automobiles (asa), procède à une refonte fondamentale du système d’assurance qualité, des bases de formation ainsi que du contenu des cours de premiers secours destinés aux candidats au permis de conduire (CPS).

Du point de vue de l’IAS, une telle révision est nécessaire. Les documents et prescriptions actuellement en vigueur sont dépassés et ne correspondent plus, dans plusieurs domaines, à l’état actuel des connaissances professionnelles, scientifiques et méthodologiques-pédagogiques. Une assurance qualité moderne et harmonisée à l’échelle suisse, ainsi que des contenus de formation fondés sur des bases scientifiques, sont donc également dans l’intérêt de l’IAS.

Clarification concernant l’implication antérieure de l’IAS

À la suite de certaines déclarations formulées lors de la séance d’information organisée par l’OFROU et l’asa le 26 août 2026 à Berne, l’IAS souhaite apporter une clarification importante :

Depuis 2021, l’IAS n’a jamais refusé un mandat visant à développer un nouveau système d’assurance qualité, ni une révision ou une définition des contenus des cours.

Au contraire, en mars 2024, l’IAS a soumis à l’OFROU un concept détaillé servant de base de discussion. Celui-ci présentait des fondements et des structures possibles pour une future assurance qualité ainsi que pour le développement de la formation aux premiers secours.

Après de premiers échanges, les discussions n’ont toutefois pas été poursuivies dans l’immédiat par l’OFROU. Le 24 février 2025, l’IAS a ensuite reçu une décision négative, sans justification complémentaire.

L’impression donnée lors de la séance d’information, selon laquelle l’IAS aurait refusé un mandat correspondant, ou une participation à une future solution, ou encore n’aurait pas été disposée à collaborer, ne correspond pas, selon l’IAS, au déroulement réel des faits.

Nouvelle collaboration technique en 2026

Malgré cette décision, l’IAS a continué à mettre son expertise à disposition.

À la demande de l’OFROU, l’IAS a élaboré, en collaboration avec d’autres experts du domaine et avec la participation de la Coordination Premiers Secours Suisse (CPSS)*, une proposition portant sur les futures directives de qualité et les contenus de formation du cours de premiers secours. Celle-ci a été remise à l’OFROU le 29 juin 2026.

Selon l’IAS, cette proposition constituait une base technique largement soutenue pour le développement conjoint de l’assurance qualité et des contenus de formation. Le groupe d’experts a également pris position le 5 août 2026 sur un projet ultérieur de l’OFROU.

Après examen des projets actuellement présentés par l’OFROU et l’asa, le groupe d’experts concerné est toutefois arrivé à la conclusion que plusieurs préoccupations et recommandations essentielles n’ont pas été prises en compte, ou seulement de manière insuffisante. Le groupe d’experts a donc pris ses distances par rapport aux projets actuels et les a jugés inacceptables dans leur forme actuelle.

Cette évaluation ne vise pas la révision en tant que telle, mais certains aspects essentiels de sa conception actuelle. Selon l’IAS, il est indispensable de garantir que les futures prescriptions soient compréhensibles sur le plan technique, fondées scientifiquement, cohérentes et viables à long terme.

Une formation aux premiers secours moderne et fondée sur des bases scientifiques

L’IAS se considère comme un organisme d’expertise et reste disposée à apporter sa contribution constructive à ce processus.

L’IAS est toujours prête à collaborer avec l’OFROU, l’asa et d’autres organismes spécialisés concernés afin d’élaborer des contenus de formation scientifiquement fondés ainsi qu’un standard de qualité transparent pour les cours de premiers secours.

Les futurs contenus de formation devront s’appuyer sur les connaissances scientifiques nationales et internationales les plus récentes ainsi que sur des standards professionnels reconnus. Il est tout aussi important de définir clairement les exigences professionnelles et méthodologiques-pédagogiques applicables aux formateurs, ainsi que les conditions nécessaires au maintien de leurs qualifications.

Selon l’IAS, les structures existantes et éprouvées ainsi que les compétences déjà disponibles devraient être intégrées de manière pertinente et développées au sein d’un système global cohérent pour la formation aux premiers secours en Suisse.

Calendrier et mise en œuvre

Outre les questions techniques, la question du calendrier de mise en œuvre se pose également. L’entrée en vigueur des nouvelles prescriptions est actuellement prévue pour le 1er janvier 2027.

L’IAS n’est pas directement concernée par les adaptations opérationnelles que devront effectuer les différentes organisations de formation. Toutefois, elle estime que le calendrier prévu représente un défi considérable pour de nombreuses organisations concernées et apparaît par conséquent très ambitieux.

L’introduction d’un nouveau système d’assurance qualité ne concerne pas uniquement les processus administratifs, mais implique également, entre autres, l’adaptation des concepts de cours, des supports pédagogiques, des présentations et des procédures internes, ainsi que l’information et la formation des formateurs et, le cas échéant, l’actualisation ou le renouvellement de leurs attestations de compétences.

L’IAS estime dès lors indispensable de prévoir une période de transition adéquate et clairement réglementée.

Position de l’IAS

En résumé, l’IAS considère que la modernisation du cours de premiers secours, poursuivie depuis longtemps, est nécessaire et continue à s’engager en faveur de sa mise en œuvre. Selon elle, il est essentiel que les futures prescriptions soient scientifiquement et techniquement fondées, proches de la pratique et applicables dans toute la Suisse.

L’IAS reste à la disposition de l’OFROU et de l’asa en tant que partenaire spécialisé. Grâce à son vaste réseau professionnel et à sa longue expérience dans le domaine de l’assurance qualité, elle estime important que les futures prescriptions soient à la fois fondées scientifiquement, orientées vers la pratique et applicables dans l’ensemble du pays.

L’objectif doit être de disposer d’un cours de premiers secours moderne, s’intégrant de manière cohérente aux structures existantes des premiers secours et de la réanimation en Suisse.

*CPSS : Coordination Premiers Secours Suisse

La Coordination Premiers Secours Suisse (CPSS) est un organe interinstitutionnel chargé de coordonner et de développer les premiers secours en Suisse. Son groupe central réunit des organisations et institutions nationales à but non lucratif actives dans le domaine des premiers secours. Son objectif est de promouvoir la collaboration et les échanges professionnels, de coordonner les intérêts communs et de soutenir la qualité ainsi que le développement continu des premiers secours en Suisse.

À la suite de notre communication du 11 juin 2026 concernant la révision de l’Ordonnance sur les obligations militaires (OMi), l’IAS souhaite vous informer de l’état actuel des clarifications ainsi que de la suite des démarches.
Les vérifications effectuées entre-temps ont montré que la procédure choisie pour la révision de l’ordonnance, bien qu’inhabituelle du point de vue de l’IAS et regrettable notamment en raison de l’absence d’implication des milieux directement concernés, n’était juridiquement soumise ni à l’obligation de mener une procédure de consultation ni à celle d’entendre préalablement les acteurs concernés. Une contestation juridique de la procédure de révision en tant que telle ne semble donc pas avoir de perspectives de succès.
Il reste toutefois insatisfaisant qu’à ce jour, aucun rapport explicatif accessible au public ni aucun document comparable ne soit connu, permettant de comprendre sur quelles analyses, réflexions et évaluations des conséquences reposent les modifications apportées. Il reste notamment à déterminer si, et dans quelle mesure, les conséquences pour le sauvetage médical civil et la prise en charge préhospitalière d’urgence ont été prises en considération dans le processus décisionnel.
La situation se présente différemment en ce qui concerne l’appréciation juridique matérielle des nouvelles dispositions. Le service juridique de l’Hôpital cantonal des Grisons a contacté l’IAS dans le cadre d’un cas concret et a remis en question la compatibilité des restrictions prévues à l’art. 29a de l’Ordonnance sur les obligations militaires (OMi) avec l’art. 18 de la Loi sur l’armée (LAAM). L’IAS partage l’avis selon lequel cette question nécessite une clarification judiciaire. Elle accompagnera donc l’Hôpital cantonal des Grisons dans ce dossier et participera au financement des démarches juridiques correspondantes, dans le but d’obtenir une clarification de principe.
Indépendamment de cette question juridique, la décision du Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS) reste difficilement compréhensible pour l’IAS, tant du point de vue professionnel que de celui de la politique des soins.
La pénurie de personnel qualifié dans le domaine du sauvetage s’est certes légèrement atténuée (voir relevé des indicateurs 2026), mais elle est loin d’être résolue. À l’échelle nationale, les besoins supplémentaires restent de l’ordre de 110 équivalents plein temps. Compte tenu d’un taux d’occupation moyen d’environ 80 %, cela correspond à un besoin effectif d’environ 130 collaboratrices et collaborateurs supplémentaires.
Parallèlement, la nouvelle réglementation concerne tout particulièrement les jeunes collaborateurs. Parmi le personnel masculin exerçant une activité opérationnelle dans le sauvetage, les moins de 35 ans représentent actuellement environ 30 % des effectifs. Les retours de plusieurs services d’ambulances permettent désormais également d’évaluer plus concrètement les conséquences de la modification de l’ordonnance. En moyenne, environ 10 à 15 % des effectifs respectifs pourraient être concernés, certains services d’ambulances faisant état de valeurs allant jusqu’à 18 %. Le risque d’une réduction supplémentaire des ressources en personnel, qui ne pouvait pas encore être quantifié dans notre communication du 11 juin, s’est donc entre-temps nettement concrétisé.
Cette évolution est d’autant plus problématique que le nombre d’interventions des services d’ambulances augmente continuellement depuis plusieurs années. Les causes de cette évolution sont multifactorielles. Indépendamment même de la révision de l’OMi, le domaine du sauvetage est donc déjà contraint de prendre aujourd’hui des mesures afin de garantir à l’avenir les ressources en personnel nécessaires, la capacité de maintien opérationnel ainsi qu’une couverture territoriale de la prise en charge préhospitalière. La nouvelle réglementation complique encore davantage cette tâche.
Du point de vue de l’IAS, le manque de cohérence au sein même du DDPS est particulièrement difficile à comprendre. Alors que la révision de l’OMi peut conduire à retirer au sauvetage civil des ressources humaines qualifiées, l’Office fédéral de la protection de la population (OFPP), et plus particulièrement KATAMED, considère parallèlement les services de sauvetage comme un partenaire central dans la gestion des situations extraordinaires. Dans les réflexions correspondantes, il est attendu du sauvetage qu’il reste opérationnel même dans des conditions extrêmement difficiles, qu’il garantisse le flux des patients et qu’il puisse, le cas échéant, remplir ses missions jusque dans une « zone de combat ». Du point de vue de l’IAS, il existe ici une contradiction fondamentale : d’une part, le sauvetage civil doit renforcer sa résilience, garantir des capacités opérationnelles suffisantes et rester fonctionnel lors d’événements extraordinaires ou de crises relevant de la politique de sécurité. D’autre part, le même département crée des conditions réglementaires susceptibles de réduire précisément les ressources humaines spécialisées nécessaires à l’accomplissement de ces missions.
Cette problématique ne se pose pas uniquement en situation de crise. Déjà dans le fonctionnement quotidien ordinaire, la perte de personnel qualifié peut affecter la capacité opérationnelle, la couverture territoriale et, en définitive, l’accomplissement de la mission légale de prise en charge de certains services d’ambulances. Lors d’une situation extraordinaire – qu’elle soit par exemple de nature géopolitique ou liée à une catastrophe naturelle – cet effet serait encore amplifié. Dans une perspective globale de sécurité, il apparaît donc contradictoire de retirer des ressources hautement spécialisées d’un système civil dont la mission première est la protection immédiate et la prise en charge médicale de la population, alors même que son bon fonctionnement est considéré comme essentiel à la gestion des crises. Cela est d’autant plus vrai lorsque ces ressources sont transférées à une organisation qui peut, en principe, accomplir sa mission avec des ressources humaines composées différemment. Le pilier « santé publique » de la protection de la population serait ainsi affaibli dans une mesure susceptible de mettre en danger l’ensemble du système.
L’IAS ne remet en question ni la mission ni les besoins en personnel de l’armée. Il s’agit plutôt de déterminer comment les ressources humaines disponibles peuvent être utilisées de la manière la plus pertinente dans l’intérêt de la sécurité globale de la population. Du point de vue de l’IAS, il manque jusqu’à présent une mise en balance compréhensible entre, d’une part, les besoins en personnel de l’armée et, d’autre part, les exigences liées aux soins de santé civils, à la capacité opérationnelle du sauvetage ainsi qu’à son importance dans la gestion des situations extraordinaires.
Il reste particulièrement insatisfaisant que, malgré les clarifications effectuées jusqu’à présent, aucune réponse concrète ne permette de comprendre la logique professionnelle ni l’évaluation des conséquences à l’origine de cette décision. Au vu des répercussions possibles sur la prise en charge préhospitalière d’urgence et la préparation aux crises, une justification transparente serait, du point de vue de l’IAS, indispensable.
L’IAS maintient donc sa position selon laquelle une modification aussi unilatérale d’une ordonnance, effectuée sans implication des milieux concernés, doit être considérée comme extrêmement problématique pour la prise en charge médicale de la population suisse.
Parallèlement, cette problématique a également été reprise au niveau politique. Le conseiller national Yvan Pahud a déposé une motion correspondante le 18 juin 2026. À ce jour, aucune prise de position officielle du Conseil fédéral n’a encore été publiée.
Pour l’IAS, une question centrale reste donc sans réponse : comment le domaine du sauvetage est-il censé renforcer sa résilience en matière de personnel et ses capacités, tant pour le fonctionnement quotidien que pour les crises futures, si des mesures réglementaires risquent simultanément de lui retirer précisément les ressources spécialisées sur lesquelles repose cette résilience ?
Pour l’IAS, une collaboration partenariale avec l’ensemble des acteurs est essentielle, car seule une démarche commune permet à chacun de remplir sa mission.
Le 27 mai 2026, l’Association Suisse pour la Santé et la Sécurité du monde du Sauvetage a été constituée sous le diminutif A4S, pour “association for safety”.
Cette nouvelle association nationale et multilingue, un projet commun d’ES-ASUR, de l’IAS et de la Swiss Paramedic Association, aura pour mission de porter le développement d’une solution de branche dédiée à la santé et à la sécurité au travail dans le monde du sauvetage. La démarche vise à construire un cadre commun, progressif et adapté aux réalités des services, avec une perspective de future certification par la Commission fédérale de coordination pour la sécurité au travail (CFST).
Pour les employeurs, cette démarche vise à terme à proposer un soutien structuré pour la mise en œuvre des obligations en matière de santé et sécurité au travail. L’objectif n’est pas d’ajouter une contrainte administrative immédiate, mais de développer progressivement des outils communs, adaptés aux réalités des services et compatibles avec les exigences applicables.
A4S réunit des partenaires issus de différentes régions linguistiques et organisations du sauvetage. Cette gouvernance plurielle doit permettre de tenir compte de la diversité des structures, des contextes cantonaux et des réalités opérationnelles.
Les prochaines étapes porteront sur la structuration de l’association, le développement des contenus de la future solution de branche, la préparation de la certification CFST et un déploiement progressif entre 2027 et 2028.
Des informations complémentaires seront communiquées au fur et à mesure de l’avancement des travaux.

À la suite de notre communication du 3 juin 2026 concernant la révision de l’ordonnance sur les obligations militaires (OOMi), l’IAS souhaite informer sur l’état actuel des clarifications entreprises.

Le Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS) a confirmé à l’IAS que les restrictions introduites par cette révision seront appliquées conformément à ce qui a été communiqué. Les conditions permettant d’obtenir une exemption du service ont été resserrées par rapport à la réglementation précédente. Les ambulancières et ambulanciers titulaires d’un diplôme fédéral reconnu ne bénéficient ainsi plus automatiquement de la possibilité d’exemption dont ils disposaient jusqu’à présent. Les exemptions existantes sont réexaminées et les dossiers concernés font l’objet d’une nouvelle évaluation. Selon les informations communiquées par la Confédération, chaque dossier est examiné individuellement en tenant compte des besoins concrets de l’armée.

Selon une première analyse de l’IAS, cette nouvelle situation pourrait entraîner une diminution des ressources humaines disponibles dans le domaine préhospitalier. À ce stade, l’ampleur de cet impact ne peut pas être quantifiée. Toutefois, des répercussions sur le maintien de l’exploitation ainsi que sur la couverture territoriale de certains services de sauvetage ne peuvent être exclues.

Dans ce contexte, l’IAS informera la Conférence des directrices et directeurs cantonaux de la santé (CDS) de cette nouvelle situation et poursuivra les échanges avec les autorités compétentes.

L’IAS maintient sa position selon laquelle la restriction de la pratique d’exemption appliquée jusqu’à présent ne tient pas suffisamment compte de l’importance du domaine préhospitalier pour le système de santé ainsi que pour la gestion des situations extraordinaires.

La Confédération a révisé l’Ordonnance sur les obligations militaires (OOMi), introduisant ainsi des modifications qui concernent directement le domaine du sauvetage.
L’IAS tient à préciser qu’aucune consultation n’a eu lieu à ce sujet, ni au niveau fédéral par le DDPS, ni au niveau cantonal, ni auprès des organisations professionnelles concernées, telles que l’IAS.
Avec la révision entrée en vigueur le 1er juin 2026 sans information préalable, toutes les personnes astreintes au service militaire ayant bénéficié d’une exemption en vertu de l’art. 18, al. 1, let. c LAAM en lien avec l’art. 29, let. a OOMi font désormais l’objet d’un réexamen. Alors qu’auparavant toutes les personnes actives dans un service de sauvetage et titulaires d’un diplôme fédéral reconnu de ambulancière ou ambulancier pouvaient en principe bénéficier de cette disposition, la possibilité d’exemption semble désormais être limitée aux seules personnes exerçant une fonction dirigeante.
L’IAS est consciente des conséquences potentielles de cette modification sur la disponibilité du personnel et sur la garantie des prestations de sauvetage. C’est pourquoi nous examinons actuellement ces nouvelles dispositions tant sous l’angle professionnel que juridique et sommes en contact avec la CDS ainsi qu’avec d’autres partenaires concernés.
Du point de vue du domaine du sauvetage, la restriction introduite par cette révision n’est pas compréhensible. L’IAS s’engagera par conséquent en faveur du rétablissement de la réglementation antérieure pour les ambulancières et ambulanciers diplômés exerçant au sein des services de sauvetage.
Selon notre appréciation, la révision actuelle ne tient pas compte du rôle central du sauvetage dans la garantie des soins de santé, notamment en situation extraordinaire, en période de crise ou en cas de défense nationale. Elle compromet ainsi les ressources humaines nécessaires pour permettre aux services de sauvetage d’accomplir leur mission également dans de telles situations.
Dès que les clarifications en cours seront achevées et que les prochaines étapes auront été définies, nous informerons des suites de la procédure.

En collaboration avec KATAMED, l’IAS travaille à un nouveau concept destiné à la gestion des événements majeurs. Dès le lancement du projet, il était clair qu’un nouveau concept devait être développé en s’appuyant sur les expériences passées et les enseignements déjà acquis.

Un élément central est l’interconnexion avec les hôpitaux, car seule une vision commune de la stratégie de gestion par l’ensemble des acteurs est susceptible de garantir le succès.

Il a été décidé d’élaborer trois directives :

  • MANV préhospitalier
  • Gestion des événements et des crises à l’hôpital
  • MANV hospitalier+

Tous les documents seront mis simultanément à disposition d’un large public pour consultation ; celle-ci est prévue pour septembre/octobre 2026. Une nouvelle révision sera ensuite effectuée au sein des groupes de travail, avant la procédure de consultation auprès des cantons en février 2027. L’objectif est de décider de l’entrée en vigueur lors de l’assemblée plénière de la CDS en mai 2027.

Sur la base des directives MANV, d’autres thématiques seront ensuite développées, notamment les brûlures ainsi que le terrorisme, c’est-à-dire les situations de menace extraordinaire. Le début des travaux est prévu au plus tôt pour l’automne 2027.

L’Organisation Cantonale Valaisanne des Secours (OCVS) lance un appel d’offres public pour la gestion de la base SMUR de Sion. Pour rappel, le dispositif cantonal est actuellement articulé autour de trois bases valaisannes (Viège, Sion, Martigny) et d’une base intercantonale située à Rennaz (Chablais). La base de Sion, obligatoirement stationnée en ville, est dédiée à la couverture du Valais central.

  • Documents et critères d’attribution : Disponibles sur la plateforme SIMAP (Projet #36638-01) ou sur demande par courriel à stephan.zeller@ocvs.ch.
  • Délai de soumission : Les dossiers de candidature complets doivent être déposés auprès de l’OCVS au plus tard le 20 juin 2026.

Il y a dix ans, avec SWISSRECA, le registre suisse des arrêts cardiocirculatoires extrahospitaliers a été créé. À partir du registre tessinois de l’époque (TiReCa), une base de données nationale s’est développée sous la direction de l’actuel directeur Roman Burkart, comptant aujourd’hui plus de 50 000 enregistrements.

Les données collectées constituent la base de nombreuses études, travaux de fin d’études et autres publications. Elles servent en outre au contrôle continu de la qualité dans les centrales d’appels d’urgence sanitaire 144 ainsi que dans les services de sauvetage à travers toute la Suisse.

Depuis 2022, les principales conclusions sont publiées chaque année dans le rapport annuel SWISSRECA, à l’occasion de la journée internationale « World Restart A Heart Day » à la mi-octobre. Ce rapport est étroitement lié à la stratégie nationale de survie en cas d’arrêt cardiocirculatoire du Swiss Resuscitation Council (SRC). Cela permet de mesurer et de présenter de manière systématique les progrès réalisés dans l’atteinte des principaux objectifs stratégiques.

Les enseignements tirés sont repris par les instances spécialisées compétentes afin d’identifier et de combler de manière ciblée les lacunes dans la prise en charge des arrêts cardiocirculatoires extrahospitaliers (OHCA) en Suisse.

À l’occasion du dixième anniversaire de SWISSRECA, une édition spéciale du rapport annuel est publiée, mettant en lumière le passé, le présent et l’avenir de cette réussite.

L’assemblée générale de l’Interassociation de sauvetage IAS s’est tenue cette année à l’École supérieure des professions de secours (HFRB) à Zurich.

Dans le cadre du programme facultatif de la matinée, les nombreux membres déjà présents ont pu découvrir de manière impressionnante le travail accompli au quotidien par Schutz & Rettung Zürich – y compris la centrale d’engagement ainsi que la HFRB. Au-delà des informations très intéressantes, les échanges personnels ont occupé une place centrale et ont pu se poursuivre autour d’un excellent repas de midi.

L’assemblée générale proprement dite s’est ensuite déroulée l’après-midi et peut être résumée par les mots « stable avec une tendance positive ». Tant la situation financière que la situation du comité et du secrétariat général peuvent être qualifiées de solides. En vue de l’avenir de l’IAS ainsi que de l’ensemble du domaine du sauvetage, les membres ont également approuvé à l’unanimité les prochaines étapes dans le cadre de la « Vision du système de secours suisse 2034 »

Il convient également de souligner la réélection sans opposition du président Jann Rehli ainsi que du membre du comité Susanne Schwörer. Dans le même temps, nous souhaitons la bienvenue aux nouveaux membres actifs et passifs.

Un grand merci à tous les membres pour leur confiance, à la HFRB pour son hospitalité, à Schutz & Rettung Zürich pour les précieux aperçus offerts ainsi qu’aux interprètes pour leur traduction simultanée professionnelle.

La prochaine assemblée générale aura lieu le 4 mai 2027 à Nottwil.